La Recherche à hauteur d'homme

La Recherche à hauteur d'homme

L'oeuvre de Proust reste trop peu lue Sa monumentalité supposée intimide : trop complexe et élitiste, perverse et autarcique. Loin d'être une écrasante machine infaillible, ce texte, écrit au pas de course, est au contraire très hospitalier, débordant de vitalité et d'humour.

Proust fait peur. C'est pourquoi la plupart des gens, alors que ça leur ferait du bien, n'ont pas lu À la recherche du temps perdu. Ils y songent parfois, mais ils sont rebutés par la taille de l'oeuvre. S'ils achètent quand même Du côté de chez Swann, ils bronchent devant ses quatre cents pages quand ils découvrent que six autres volumes suivent. S'ils s'y risquent, seule une moitié d'entre eux se procurera À l'ombre des jeunes filles en fleurs, et une moitié de cette moitié Le Côté de Guermantes. Après quoi, il est vrai, la déperdition se réduira. Pourquoi tant de réticence ? Pourquoi autant d'abandons ? Parce que cette oeuvre est longue. Parce qu'elle a la réputation d'être difficile. Parce qu'elle en ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé