La révolte est-elle morte ?

La révolte est-elle morte ?

Près de quarante ans après les événements de Mai 68, quelles formes prend aujourd'hui la révolte en France ? Les auteurs d'un essai sur la question avancent ici des éléments de réponse.

Certains la disent moribonde, si ce n'est pas déjà morte. Annihilée par le réalisme économique et sa logique de l'inéluctable. Quand il n'y a plus d'horizon pour le changement, quand les utopies s'évanouissent, comment pourrait-elle encore se développer ? Édité sous la direction de Xavier Crettiez et Isabelle Sommier, La France rebelle , un pavé de sept cents pages grand format, illustre le contraire : la révolte non seulement existe encore dans nos sociétés, mais, loin de se limiter aux traditionnels mouvements de contestation politique ou syndicale, elle contamine désormais des secteurs qui semblaient, jadis, ne pas la concerner. Des luttes autonomistes à la décroissance, en passant par les mouvements de « styles » rock et rap et de « politisation des moeurs » femmes, gays, prostituées, transsexuels, etc., elle s'est élargie et a modifié ses méthodes d'organisation et d'action. Plus décentralisée, plus « horizontale » qu'autrefois, refusant même toute direction ...

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Entretien

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