La psychanalyse en France : un cas grave mais pas désespéré

La psychanalyse en France : un cas grave mais pas désespéré

Un diagnostic rude mais nuancé: discréditée aujourd'hui dans le débat d'idées, la psychanalyse souffre selon l'auteur de ses divisions et de son mode d'organisation. Il est temps d'un «sursaut créatif».

Disons-le tout net : nous avons entamé la lecture du livre de Sébastien Dupont l'âme pleine d'un plaisir triste - celui que nous éprouvons paradoxalement chaque fois qu'un livre nous fait nous sentir moins seuls en venant nous parler d'un chagrin qui nous a déjà fait pleurer. Ainsi de cette Autodestruction du mouvement psychanalytique, dont on salue la publication chez un éditeur, Gallimard, qui publie ou, du moins, jusqu'à il y a peu, publiait encore beaucoup de psychanalyse. Qu'on ne s'y trompe pas. Il ne s'agit pas là d'un nouveau brûlot antifreudien. L'auteur, maître de conférences à l'université de Strasbourg, fit une analyse et trouve toujours dans la psychanalyse un éclairage précieux pour orienter sa pratique de psychologue en institution psychiatrique. Son nom ne vous dira probablement rien. Sébastien Dupont n'est pas de ces psys qu'on entend régulièrement dans les médias. Il est jeune. Il n'appartient à aucune « école » et se pose en « simple praticien qui exerce ...

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