La propriété, c'est le viol

La propriété, c'est le viol

Estimant que les possédants s'arrogent le droit de dépouiller la vie de ceux qui n'ont rien, Wilde établit une jonction entre individualisme et socialisme.

au cours de l'année 1890, George Bernard Shaw, qui n'était pas encore le célèbre dramaturge qu'il devint au cours de la décennie suivante, donna à Londres une série de conférences dont le titre était : « What Is Socialism ? » Elles provoquèrent des débats houleux, car Shaw n'y mâchait pas ses mots : les maux terribles dont les rues des villes du Royaume-Uni étaient le théâtre n'avaient pas d'autre source que l'institution brutale et inégalitaire de la propriété privée. Pour en finir avec la pauvreté scandaleuse dans laquelle croupissait une grande partie de la population, il fallait donc en finir avec sa cause, et se débarrasser par la même occasion de l'emplâtre moral que constituait la charité dont certains riches prétendaient faire preuve pour se dédouaner.

Présent à ces conférences, Oscar Wilde y trouva un écho paradoxal à ses préoccupations, telles qu'elles venaient de se matérialiser, causant elles aussi un scandale dans Le Portrait de Dorian Gray ...

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