La prophétesse de la Silicon Valley

La prophétesse de la Silicon Valley

Pourquoi les magnats des nouvelles technologies se réclament-ils tous de cette romancière, apôtre d'un individualisme sans frein ?

Ayn Rand (1), auteur curieusement méconnue en France, est une icône américaine. Cette écrivaine, qu'on a pu caractériser comme « la philosophe officielle de l'administration Reagan », continue d'incarner la figure emblématique par excellence de la droite, conservatrice ou néolibérale, outre-Atlantique. Du Tea Party à l'ancien directeur de la CIA en passant par Donald Trump lui-même, les principaux représentants de la droite la plus musclée peinent à l'évoquer sans refouler une émotion palpable. Ses deux romans majeurs (2), hybrides de bluette infantile et d'épopée grandiloquente, qui exaltent la « vertu d'égoïsme » et la supériorité morale de l'avidité sans frein, tout en condamnant sans réserve l'aberration mortifère de l'altruisme et l'ingérence inacceptable de l'État, sont les deux livres les plus lus aux États-Unis après la Bible. Son visage ou des citations de ses oeuvres s'affichent fièrement sur les banderoles et les tee-shirts des militants ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

Offrez un abonnement au Nouveau Magazine littéraire

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon