La princesse de Clèves

La princesse de Clèves

On a beaucoup glosé sur les raisons mystérieuses qui la poussent à laisser partir l'amour de sa vie. Peut-être pour minimiser la scandaleuse pureté de ce geste.

La Princesse de Clèves a toujours suscité la tourmente. Sa parution en 1678 déclenche une violente querelle littéraire. Pendant huit ans, critiques et contre-critiques se succèdent. À leur tour, Rousseau, Sade, Stendhal, Gide, Cocteau, Camus, Michel Butor, gloseront sur ce livre à l'intrigue ténue, coupée par de longs épisodes intercalaires. On se dispute sur le style de l'auteur, la place qu'il réserve à l'histoire, sur la vraisemblance de l'aveu que Mme de Clèves fait à son mari, sur la plausibilité de son renoncement à M. de Nemours et la signification de la décision qu'elle prend, veuve, de ne pas épouser celui qu'elle aime et qui l'aime si passionnément. Scrupule de conscience absurde ? Oppression morale et religieuse ? Peur de l'homme et du sexe ? Maladresse d'un auteur à l'affût de sensationnel ? Comment interpréter un final énigmatique où l'héroïne meurt sur un oxymore, laissant « des exemples de vertu inimitables » ? On a lu, relu, réécrit. La Duchesse de Langeais, Le Lys ...

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard