La politique du PIB

La politique du PIB

La croissance a d'autant moins vocation à se confondre avec le progrès qu'elle est tout aussi difficile à définir et à évaluer.

Il peut sembler indécent de s'interroger sur la notion de « croissance » au moment où le coronavirus fait basculer nos économies dans une dépression. Son ampleur est pour l'heure impossible à évaluer. Moins 6 %, 10 %, 20 %, voire moins 30 % ? Personne non plus ne peut en prédire les conséquences. Nos économies sont des systèmes pris dans des effets dominos et des boucles : les problèmes d'« offre » engendrés par l'arrêt des productions se traduisent, via le chômage et la baisse des salaires, sur la « demande », et vice-versa, en des processus cumulatifs, s'écartant de plus en plus des « équilibres » supposés par la théorie économique régnante. Éliminer toute interrogation sur la croissance pour des impératifs de conjoncture reviendrait à passer à côté de la question. Si le Covid-19 est un évènement « exogène », il s'attaque à un corps depuis longtemps très malade. Le rythme de croissance de nos économies dites développées a ralenti des deux tiers depuis la fin des années 1960 et le ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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