La poésie, en vers et contre tout

La poésie, en vers et contre tout

Si l'économie éditoriale du genre reste précaire,la poésie nourrit toujours de nombreuses passions obstinées, relayées par des festivals - dont, cet été, les Voix vives et les Lectures sous l'arbre. État des lieux.

Tout homme bien portant peut se passer de manger pendant deux jours, de poésie, jamais. » Frédéric Mitterrand avait beau jeu de rappeler la fameuse phrase de Baudelaire lors de la conférence de presse annonçant le XIIe Printemps des poètes, en février dernier. Poésie et chiffres ne feraient pas bon ménage. Et beaucoup voit dans ce genre un îlot à part dans la littérature, et d'abord un îlot dans les grandes maisons d'édition en dehors de Gallimard et de Flammarion, elles sont loin de posséder toutes une collection de poésie contemporaine. Même les « institutions » confirment cette marginalisation : dans les rapports du Syndicat national de l'édition, le secteur de la poésie n'est pas différencié de celui du théâtre. En 2008, ces deux domaines réunis constituaient 0,3 % du chiffre d'affaires des éditeurs, soit autant que l'ésotérisme !

La disparition récente des éditions Seghers, pour ne citer qu'un exemple, illustre toute la fragilité de ce secteur dans l'édition. Pour Bruno ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

Nos livres

À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

MAI :

► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

► Entretien avec Jacopo Rasmi : avec Yves Citton, il signe l'essai Générations collapsonautes