La planète engarde partagée

La planète engarde partagée

Conjecturer une communauté entre l'homme et les autres vivants apparaissait il y a encore peu comme une lubie. L'idée d'un nouveau contrat naturel s'impose désormais.

la vie n'est pas ce que nous pensions. Nous la percevions comme une mer d'organismes inépuisable et toujours recommencée, un buffet à volonté pour les superprédateurs que nous sommes, et nous constatons que les réserves touchent à leur fin et qu'il nous faudrait modérer nos appétits. Nous considérions ces organismes, végétaux ou animaux, comme des machines biologiques, trop sophistiquées pour que nous puissions les reproduire, mais des machines tout de même, prévisibles et démontables, et nous découvrons que les arbres s'envoient des messages chimiques, qu'à l'intérieur de chaque espèce animale on trouve des individus qui ont leur caractère... Nous posions, entre ces machines vivantes et nous, une frontière infranchissable, une différence métaphysique (pour reprendre Descartes) dont découlait tout ce que nous estimions les « propres de l'homme » - la capacité de rire, de « boire sans soif et de faire l'amour en tout temps » (pour reprendre Voltaire). Or de nombreuses découv ...

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Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

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