La place de la nation

La place de la nation

La nation est la solution ! Si le livre de David Djaiz, Slow démocratie, devait tenir en un slogan, ce serait celui-là. Dans la lignée des travaux de Yascha Mounk sur la fatigue démocratique qui touche nos sociétés, le jeune haut fonctionnaire, auteur de La guerre civile n'aura pas lieu, livre un plaidoyer en faveur de la nation. Le constat est connu : le capitalisme non maîtrisé a affaibli nos systèmes démocratiques, a laminé les classes moyennes et a abîmé les solidarités territoriales. Selon lui, la nation est peut-être la seule option pour reprendre le contrôle de nos démocraties. Elle reste la seule forme politique « par laquelle nous pouvons tout à la fois nous gouverner nous-mêmes, directement ou par le truchement de représentants, exercer pleinement notre liberté ; et être solidaires les uns envers les autres. Elle seule peut nous aider à mettre à l'abri de la marchandisation les compromis sociaux qui nous tiennent le plus à coeur, à commencer par la préser ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon