La petite fille aux images

La petite fille aux images

Truman Capote a entretenu des liens d'amitié avec Marilyn Monroe, que son héroïne Holly Golightly n'est pas sans rappeler. Pour Michel Schneider, toutes deux sont des petites filles aux images, des reflets dans un miroir où elles se cherchent sans fin.

Truman Capote était déjà célèbre lorsque à la fin de ce qu'il nomme sa deuxième période d'écriture, en 1958, il publia Petit déjeuner chez Tiffany, première nouvelle - et aussi la plus longue - du recueil éponyme. Capote parle d'amour. Non pas d'amour passionnel ou charnel, mais plutôt d'amitiés profondes, de relations qui, même si leur temps est révolu, laissent des souvenirs. D'amour sans sexe et de sexe sans amour. Il parle de peine, de dépossession, de disparition. De l'amour qui a déjà perdu son objet quand il le rencontre. The end is where we start from « C'est par la fin que nous commençons » dit un vers de T.S. Eliot qui semble dicter la forme de ce récit. Dès la première phrase, c'est l'histoire d'une irréversible séparation, de l'impossible retour vers ceux qu'on a aimés. De l'amour qui porte son propre deuil dès son commencement. De l'inassouvissement qui le mine et du déni de la réalité de l'autre par lequel il se noue. De la trahison qu ...

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Entretien

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