La part du diable

La part du diable

Lorsque Roberto Bolaño mourut à Barcelone en 2003, à l'âge de 50 ans, il était considéré comme l'un des plus grands écrivains latino-américains contemporains, tranchant avec le réalisme magique et la vogue du « Boom » incarnée par un Gabriel García Márquez ou un Mario Vargas Llosa. Son chef-d'oeuvre posthume, 2666, est un monumental roman inachevé qui rassemble ses thèmes de prédilection : l'art face au Mal, l'errance choisie ou subie, les désordres de l'Histoire et le naufrage des utopies, la séparation plus que ténue entre l'imaginaire et le réel. L'ouvrage se déroule là où s'achevaient Les Détectives sauvages, somme de neuf cents pages sur les aventures de deux poètes membres du « réalisme viscéral » ! : dans le désert de Sonora. Et il reprend, en les amplifiant, des motifs familiers : la recherche d'un écrivain mystérieusement disparu Les Détectives sauvages, Étoile distante, des auteurs fictifs La Littérature nazie en Amérique, un serial killer de femmes Étoile distante, un lit ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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MAI :

► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

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