La part du diable

La part du diable

Lorsque Roberto Bolaño mourut à Barcelone en 2003, à l'âge de 50 ans, il était considéré comme l'un des plus grands écrivains latino-américains contemporains, tranchant avec le réalisme magique et la vogue du « Boom » incarnée par un Gabriel García Márquez ou un Mario Vargas Llosa. Son chef-d'oeuvre posthume, 2666, est un monumental roman inachevé qui rassemble ses thèmes de prédilection : l'art face au Mal, l'errance choisie ou subie, les désordres de l'Histoire et le naufrage des utopies, la séparation plus que ténue entre l'imaginaire et le réel. L'ouvrage se déroule là où s'achevaient Les Détectives sauvages, somme de neuf cents pages sur les aventures de deux poètes membres du « réalisme viscéral » ! : dans le désert de Sonora. Et il reprend, en les amplifiant, des motifs familiers : la recherche d'un écrivain mystérieusement disparu Les Détectives sauvages, Étoile distante, des auteurs fictifs La Littérature nazie en Amérique, un serial killer de femmes Étoile distante, un lit ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon