La parole est à la condamnée

La parole est à la condamnée

Le crime de sang fascine les foules, mais aussi les artistes. L'exposition « Crime et châtiment » au musée d'Orsay en témoigne, qui veut explorer, à travers les oeuvres de Goya, de Vallotton, de Géricault ou encore de George Grosz, la puissance fantasmatique que la violence inspire, poussant les plus grands peintres à représenter exécutions, meurtres et assassins, jusqu'à constituer certains sujets de prédilection en archétypes, telle Charlotte Corday, tantôt magnifiée, tantôt accablée, par Jacques-Louis David, Paul Baudry ou Edvard Munch. Le constat vaut tout autant pour les écrivains ; c'est d'ailleurs à une autre femme criminelle - aux motivations plus passionnelles que politiques - que s'est intéressé Régis Jauffret dans son dernier texte, Sévère, où il tente de restituer par les mots ce que d'autres ont voulu faire par le trait et la couleur : une présence. Une manière d'être, de penser, de parler surtout. Son héroïne, ou plutôt son modèle, a occupé les gros titres des journaux ...

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