LA NUIT DES CALLIGRAPHES

LA NUIT DES CALLIGRAPHES

Yasmine Ghata, qui a suivi les cours de l'École du Louvre, nous expose en des termes très techniques, très savants et souvent poétiques ce qu'est cet art si particulier, héritier d'un long passé qui remonte sans doute aux scribes de Mésopotamie, armés déjà d'un calame. Pour ce faire, elle donne la parole, en lui prêtant sa voix, à sa propre grand-mère, célèbre calligraphe. Et sur les rives du Bosphore, dont on perçoit constamment la splendeur, le récit commence par la fin : la grand-mère, Rikkat Kunt, est morte dans la réalité, en 1986.

Être mort, cela donne beaucoup de liberté pour raconter sa vie. N'est-ce pas, Jean d'Ormesson ? De quoi est-elle faite, la vie de Rikkat ? Sentimentalement, de deux mariages malheureux, le premier avec un dentiste, le second avec un bon à rien mégalomane, grand-père de l'auteur, qui en trace un portrait féroce. Résultat : deux fils, dont celui du second lit, Nour, meurt subitement, déjà adulte, et adoré par sa mère, d'une crise cardiaque. Pour ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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