La mouvance « automôme »

La mouvance « automôme »

L'auteur déploie sa fantaisie et son goût des mélanges dans une enquête plus polissonne que policière.

Mais où Yves Pagès va-t-il chercher ça ? Ce hold-up costumé avec serpentins, cotillons et pistolets à eau ? Ce personnage d'ethnologue spécialisé dans les clichés d'excisions grand format ? Cette violente décapitation de Juan Carlos... au musée Grévin ? Dans ce roman plus polisson que policier, on reconnaît l'imagination pétulante d'un auteur-éditeur accoutumé à faire feu de tout bois : l'actualité et les souvenirs d'enfance, le réel et sa parodie, l'engagement vent debout des « Verticales » et la fantaisie à l'oblique.

Ici, le jeu littéraire commence précisément dans une cour de récréation, lorsque la petite Valentina revient les jambes maculées de morsures. Le fautif ? Un certain Bruno Lescot, petit agitateur au grand avenir, volubile et cabotin, bientôt jeté à corps perdu dans les actes gratuits, anarchiques et hauts en couleur de l'après-Mai 68. Un esprit dilettante, autonome attachant et « automôme attardé », friand de traits d'esprit et de graphomanie murale, qui osci ...

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article