La mort aux trousses

La mort aux trousses

Deux premiers romans riches en moribonds

Présenté par son éditeur comme un amoureux du rock anglais et de la moto, Daniel Fohr vient de faire paraître Un mort par page , un premier roman dont le titre est bel et bien à prendre au pied de la lettre, puisqu'il y a ici autant de morts que de nombre de pages, c'est-à-dire plus de cent soixante. Mais il convient tout de suite de préciser que les personnages envoyés volontairement ad patres ou victimes de mort violente sont loin d'être aussi nombreux. En réalité, on n'en compte qu'une demi-douzaine - des hommes et des femmes qui sont assassinés à Paris par un mystérieux tueur en série et qui ont tous, peu ou prou, quelque chose à voir avec le narrateur, un auteur en herbe rêvant d'écrire un best-seller, ou avec ses proches, en particulier sa petite amie, Marie-Agnès.

Tous les autres morts surgissant à chaque page du livre ne sont, eux, que cités ou évoqués, au gré du récit : un chien écrasé dans la rue, une célébrité dont on rappell ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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