La molle ode à Jean d'O

La molle ode à Jean d'O

Le destin d'un écrivain ressemble parfois à celui d'un personnage de roman. Tel est le cas de d'Ormesson, à qui Delahousse consacre un film... plutôt décevant.

jean d'Ormesson interviewé et filmé par Laurent Delahousse : on ne s'attendait certes pas à un brûlot mais à un gros chou à la crème. On n'est pas déçu : le portrait, qui sort en salle, accumule les non-événements. Jean d'O reçoit Antoine Gallimard chez lui ; son maître d'hôtel s'étonne, une fois l'invité parti : « C'est comme s'il n'y avait eu personne. » Jean d'O cherche une montagne au loin : elle est cachée par les nuages, « c'est dommage ». Jean d'O observe le facteur et s'émerveille : « Le courrier arrive en moto, c'est épatant. » Quand il ne se passe pas quasi-quelque chose, il ne se passe rien. Le journaliste dilue son aquarelle dans des plans ornementaux d'écorce, de fourmis et de feuilles battant au vent - ou bien un catalogue exhaustif de l'impressionnante collection de chaussures de l'académicien - espadrilles, mocassins, baskets. Si c'est un hommage à l'esprit de l'écrivain, il est empoisonné : à se vouloir aussi pétillant qu'une bulle de champagne, on finit pa ...

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Grand entretien

Jean Starobinski (© Gallimard)

Jean Starobinski
Hommage à ce grand théoricien de la littérature

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