Cristina Comencini, la messagère du désert

Cristina Comencini, la messagère du désert

Écrivaine, scénariste et grande dame de l'intelligentsia transalpine, elle a publié dans Libé une lettre, depuis son confinement romain, qui dit avec justesse et acuité ce à quoi furent confrontés un peu plus tard ses « cousins français ».

Un accent séduisant d'Italienne à peine enrouée emplit gaiement l'appareil de sa mélodie. « En ce moment, les rues de Rome rappellent les photos de Gabriele Basilico, qui a saisi toutes les villes du monde vides. » Les grandes cités sont comme certains paysages, leur beauté nous percute lorsqu'elles sont dépeuplées. Confinée, Cristina Comencini travaille dans son appartement romain. « Un théâtre sans parole », cette maison proche de la villa Borghese, selon Il Corriere della sera, qui a décrit la blancheur fraîche des housses de canapé, le décor chaleureux, les objets choisis sans préciosité. Mince et blonde, Cristina Comencini donne parfois ses interviews pieds nus. Sur WhatsApp, ses orteils sont invisibles. Mais la voix enjouée est bien présente. Elle s'exprime dans un français parfait. Comme ses soeurs, elle a fait ses études au lycée Chateaubriand, l'établissement franco-italien de Rome. Les éditions Stock publient son dernier livre, Quatre amours,

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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