La mer, toujours recommentée

La mer, toujours recommentée

De Stevenson à Melville, de Conrad à London, la mer est une source d'inspiration illimitée, suscitant toujours de nouvelles réécritures et explorations.

Nous habitons un monde entièrement cartographié et cerné de satellites aux regards perçants. Et pourtant, la mer apparaît encore en notre esprit comme elle apparaissait à Ulysse et ses compagnons : une métaphore de l'infini, perpétuellement changeante, où chaque île, chaque rivage, est l'occasion d'une aventure. C'est que les rêves humains ignorent les frontières et la géographie, même si la raison les connaît par coeur.

Pourtant, notre regard sur la mer a évolué au cours du temps. Qui pourrait comprendre, sans explication, que, si le Platon du Critias et du Timée imagine son Atlantide comme une île envahie d'océan, c'est pour montrer à ses contemporains que ce royaume était celui de l'impureté et de la démesure ? Mais l'invitation au voyage que la mer nous tend, elle, tient toujours. Les quatre des cinq auteurs dont parle ce dossier y ont répondu au sens propre : Jack London a pillé des bancs d'huîtres avant de voguer sur le Snark ; Melville a con ...

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