La meilleure manière de mentir

La meilleure manière de mentir

Claude Miller adapte Un secret de Philippe Grimbert .

Un casting prestigieux pour une adaptation réussie.

Le film commence par une longue scène muette : une silhouette s'avance lentement vers nous derrière ce qui semble être un fin voilage, jusqu'à ce l'on s'aperçoive qu'il s'agit d'un miroir au tain « mité » où un enfant se contemple longuement. Cette image reviendra une fois, plus tard ; toujours ce regard, cette mémoire dans un miroir où chacun des personnages affronte ou refuse d'affronter ses secrets, ses mensonges. Le film, très réussi, respecte fidèlement le court texte de ce roman autobiographique, restituant la force déflagratoire de ce « secret » qui a bouleversé pendant de longues années la vie d'une famille. Blessure dont les survivants ne guériront jamais. Passé et présent se bousculent aussi bien dans le récit que dans le film. Et de même que Miller, en refusant les clichés, choisit de tourner le passé en couleur et les scènes présentes en noir et blanc, Grimbert décrit au passé tout ce qui se déroule au quotidien. Tandis que les actions passées sont écrites au présent...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

Offrez un abonnement au Nouveau Magazine littéraire

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon