La magicienne ose

La magicienne ose

La traque baroque d'un savant fou, à la croisée de tous les genres.

Les Machines à désir infernales du docteur Hoffman, le roman devenu culte d'Angela Carter, pose un sacré défi aux poseurs d'étiquettes littéraires. Roman picaresque ? Pourquoi pas : voici Desiderio, le narrateur, fils d'une prostituée et d'un père inconnu indien, fonctionnaire indifférent au chaos dans lequel s'enlise sa ville, qui troquera sa liquette de bureaucrate pour celle d'aventurier-caméléon, escorte d'un comte lituanien... Réalisme magique ? Sans doute, puisque, si Desiderio se retrouve à vivre de telles tribulations, c'est parce qu'il a une mission bien spéciale : mettre fin aux agissements du docteur Hoffman, un savant fou ayant pour projet de saborder la réalité en y disséminant des illusions. Conte philosophique ? Assurément, dès lors que le récit avance grâce à une courroie métaphysique et que l'intrigue s'organise autour d'une bataille hautement conceptuelle opposant « un encyclopédiste et un poète », le ministre de la Détermination, statisticien implacable, ...

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article

Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

S'abonner au magazine

S'abonner au magazine