La louve et les rats

La louve et les rats

La chute du nombre d'habitants à Rome serait en majeure partie due à leur négligence écologique.

Si l'on entend régulièrement parler de découvertes faites à Pompéi, il est plus rare de rhabiller de pied en cap l'Empire romain lui-même, ou plus précisément l'histoire de sa chute. Pourtant, une lame de fond historique vient d'aboutir à l'impressionnante synthèse dans laquelle Kyle Harper, tenant compte de l'évolution du climat et des maladies telle que les sciences exactes permettent de la mesurer, propose une lecture radicalement nouvelle : plus que les invasions barbares, c'est la prolifération des puces et des rats qui aurait fait tomber l'empire.

Mais voici que votre sourcil remonte sur votre front. Révisionnisme médico-environnementaliste ? Au contraire. La nouveauté du livre consiste à révéler au grand public des recherches qui, depuis plus d'un siècle, se sont développées à rebours de ce qu'enseignent les manuels (le cas n'est pas unique en histoire, c'est même monnaie courante en histoire intellectuelle). Les premiers de la classe apprendront donc avec stupéfactio ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon