La littérature s'est-elle détournée du monde ?

La littérature s'est-elle détournée du monde ?

La littérature est-elle en péril ? s'interroge Tzvetan Todorov. En tout cas, les livres qui abordent cette épineuse question ne sont pas près de disparaître, comme le prouvent trois récentes parutions.

Nihilisme, formalisme et solipsisme - ce dernier terme, emprunté à la philosophie, signifiant que l'auteur se considère comme étant plus ou moins seul au monde : tels sont, d'après Tzvetan Todorov, les trois grands maux dont souffre le roman actuel. Dans La Littérature en péril , l'essayiste fait remonter ces tendances au romantisme, au naturalisme et au modernisme des avant-gardes. Le résultat, selon lui, est que nous nous trouvons face à une littérature qui, se célébrant elle-même comme une pure forme dotée de son sens propre, ne remplit plus son rôle classique de description et d'interprétation du monde. Elle ne nous apprend plus rien sur la « condition humaine », ne nous aide plus à vivre. Bien que Todorov ne consacre que quelques pages au roman contemporain, c'est à lui aussi qu'il pense - ce qu'il nomme « solipsisme » n'étant que l'autre nom de notre fameuse « autofiction ». Un constat qui recoupe en partie celui de Dominique Fernandez, dans L'Art de ...

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Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

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