La littérature sera rap ou ne sera pas !

La littérature sera rap ou ne sera pas !

La littérature ignore et méprise le peuple ? Ça tombe bien, puisque le peuple ignore et méprise la littérature, se croyant menacé par une accumulation de connaissances culturelles élitistes, alors que la littérature est surtout une élévation sauvage et mélodieuse des sensations. La bourgeoisie ? « L'humanité entière, y compris le peuple », disait déjà Flaubert. Dès lors, il est évident que toute forme de culture populaire officielle ne peut relever que d'un fantasme plébéien intéressé. Or je ne dirais pas cela du rap, dans la mesure où il s'agit avant tout d'une langue corporelle, d'une expérience physique sur le langage.

Si le rap peut être perçu comme une énième excroissance du brouhaha spectaculaire, on peut aussi revendiquer son influence pour prendre l'époque et ses codifications dramaturgiques à rebours. Par l'originalité très théâtrale de sa scansion, laquelle vient de loin, de sa naissance au sein du ghetto new-yorkais - ce théâtre tribal à ciel ouvert, cette scène ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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