La littérature qu'on veut assassiner

La littérature qu'on veut assassiner

L'affaire semblait entendue. L'Ecole devait suivre son temps, s'adapter à son nouveau public, nourri de télé, de zap, de rap et de jeux vidéo. Elle devait laisser aux nostalgiques l'imparfait du subjonctif et l'accent circonflexe, le récit de Théramène et les langueurs de Proust. Il faut être moderne, que diable ! C'était compter sans les lecteurs, les vigilants, les amoureux de la littérature.

Une pétition parut le 4 mars dernier dans Le Monde . Le journal était réticent, soucieux lui aussi d'être moderne, attentif à dénoncer le conservatisme du corps enseignant. Les signatures affluèrent. Des classes affichèrent le texte, des élèves se sentirent concernés. Des contre-pétitions virent le jour. Un débat s'ensuivit, qui remit en cause quelques évidences : les collégiens et les lycéens ne forment pas un « public », l'Ecole ne sert pas à préparer de futurs consommateurs, flattés dans leur goût, mais des citoyens appelés à raisonner, à choisir, à décider.

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Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

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