La littérature, jeu de société au XVIIe

La littérature, jeu de société au XVIIe

Les badinages, « bagatelles » et « jeux d'esprit » agrémentent alors les conversations mondaines : à l'ombre des monuments classiques, une légèreté salutaire et inventive.

Traversé de nombreux débats, dans un champ littéraire en pleine configuration, l'âge classique fut aussi celui où souffla sur le Parnasse un vent nouveau. En apparence frivole, profane, pour une grande partie d'inspiration féminine, il dégagea un espace encore inédit où faire place aux « jeux d'esprit » dans la littérature. Non que la tradition savante des amusements joca seria, que l'humanisme avait redécouverte et reprise de l'Antiquité, se soit perdue : elle reste vive, mais confinée aux échanges lettrés. La sociabilité mondaine qui s'épanouit alors, autour de quelques ruelles animées par des femmes - ancêtres des salons du siècle suivant -, s'ouvrait au contraire à toutes les plumes du royaume, des mieux aiguisées au plus inexpertes, renouvelant l'esprit des jeux académiques italiens. Le décor en est planté : c'est celui de la conversation, réelle, différée par l'échange épistolaire, ou figurée dans les oeuvres de fiction. S'y retrouvent honnêtes gens comme auteurs prof ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
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