La littérature à l'heure de l'écran plat

La littérature à l'heure de l'écran plat

Les émissions littéraires fondent comme peau de chagrin à la télé, ainsi que s'en sont émus des éditeurs dans une récente tribune. Pourrait-on réinventer le genre, par-delà la formule de la causerie d'écrivains ? Rêvons un peu.

Or donc les éditeurs français ont signé une tribune collective dans Le Monde afin de dire leur préoccupation face à la disparition des émissions littéraires à la télé. Du corporatisme bien placé. On pourrait en effet leur rétorquer que les émissions sur le cinéma ont disparu depuis belle lurette et que les émissions sur la musique se font de plus en plus rares en dépit du retour sur le service public d'un « Grand échiquier » qui n'a, hélas ! plus grand-chose à voir avec celui, mythique, de Jacques Chancel. Ne parlons pas de la peinture (qui nous rendra l'émission « Palettes » ?), de la poésie, ou même de la philosophie. En somme, c'est toute la culture qui a peu ou prou disparu du petit écran, remplacée par des émissions sur la gastronomie, sur la santé ou sur la politique qui, de nos jours, s'est substituée au catch tel que décrit dans les Mythologies de Roland Barthes. Certes, les éditeurs ont l'honnêteté de constater que le livre n'a pas totalement disparu des é ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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