La libre pensée a aussi ses faux dévots

La libre pensée a aussi ses faux dévots

Chez Molière, Tartuffe n'a pas le monopole de l'imposture. Les théories formulées par le libertin dom Juan et Alceste le misanthrope servent de mêmeà dissimuler ou à justifier leurs pulsions personnelles.

Les grivoiseries et les impertinences religieuses sont un trait caractéristique des premières comédies de Molière ; il s'amuse souvent à trivialiser la morale chrétienne, mais les choses deviennent plus sérieuses lors du succès de L'École des femmes, puisque ses rivaux et ses ennemis le mettent en cause sur le plan esthétique il ne serait qu'un « farceur », sur le plan de la décence l'« obscénité » fameuse de l'équivoque « Il m'a... pris... le... » de la jeune Agnès et sur le plan religieux les dix commandements travestis en dix maximes du mariage ; la femme infidèle menacée des « chaudrons bouillants de l'enfer ». Il ridiculise les accusations d'obscénité et répond sur le plan esthétique dans les deux petites pièces Critique de L'École des femmes et L'Impromptu de Versailles, mais ne dit rien sur le plan de la religion. Cependant, il lance en même temps la composition de deux pièces : Tartuffe et Le Misanthrope. La problématique choisie est celle de l'imposture 1.

Tartuffe e ...

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