La liberté comme seule guide

La liberté comme seule guide

Pourquoi s'engager ? Comment trouver les mots qui résistent aux peurs et aux dogmes ? Leïla Slimani dialogue avec Asli Erdogan sur le pouvoir de la littérature, ultime rempart face aux tyrannies de l'identité.

je ne veux pas être complice de l'assassinat des hommes, ni de celui des mots », écrit Asli Erdoan dans Le silence même n'est plus à toi. N'être le ou la « complice » d'aucun crime, d'aucun mensonge, voilà la quête politique, philosophique, littéraire ultime. Le principe de toute dissidence, où que ce soit et à n'importe quelle époque.

Asli Erdogan, dans la lignée de Soljenitsyne ou de Chalamov, voue à cette quête sa vie comme son oeuvre. Ce chemin est extrêmement ardu dans tout type de société. En tyrannie, il vous conduit à la mort, à la prison ou à l'exil. La femme qui nous accueille timidement a flirté avec la première et a connu les deux autres.

Dès nos premiers échanges, que je fais dévier sur Dostoïevski, dont les romans inspirent visiblement les siens, je saisis qu'il est rare de rencontrer un être à ce point sans compromis, une personne ne cédant rien au pouvoir, au paraître ou à la bêtise. Je n'avais, à vrai dire, pas entendu de mots si p ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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