La joute des ajouts

La joute des ajouts

Le narrateur d'Une douleur normale évite de se nommer, mais il arrive qu'on l'interpelle, parfois en déformant son prénom en « Walker » et, une seule fois, par son nom : « Siti ». Cela ne suffit pas pour ranger le roman sous la rubrique désolante de l'autofiction. Le dispositif romanesque mis en place pour Douleur normale est bien plus sophistiqué, original et malin : le livre que vous avez entre les mains n'existe pas pour la simple et dramatique raison qu'il a été refusé par l'éditeur. Il s'ouvre sur le chagrin de l'auteur qui, après un premier roman, comptait sur celui-ci pour sublimer l'amour qu'il partage avec Mimmo. Mais, patatras, le texte lui revient douloureusement. Le narrateur décide alors de le reprendre pour un usage privé : une adresse à Mimmo. Sauf que les petits arrangements littéraires avec la vraie vie, nécessaires à la construction romanesque, vont être dénoncés, et l'histoire sera augmentée de nouveaux textes en italique, cette écriture penchée ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

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 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon