La joie et la blessure

La joie et la blessure

L'écrivain, disparu le 28 décembre dernier, s'était isolé dans le désert, dans le sud d'Israël, après une enfance nationaliste et un « virage à gauche » non dissimulé. Souvenirs.

reporter dans les années 1980, j'ai beaucoup travaillé en Israël, notamment pendant la guerre du Liban qu'Ariel Sharon, alors ministre de la Défense, avait déclenchée à l'été 1982. Pour mieux comprendre les enjeux de cette tragédie israélo-palestinienne qui avait pris les Libanais en étau et en otages, je consultais mes « boussoles » : un philosophe, Yeshayahou Leibowitz, et un romancier, Amos Oz.

Originaire de Riga, le premier immigra en Palestine dès 1934. Le second était, lui, un sabra, un Juif né en 1939 à Jérusalem, une marque d'appartenance à une sorte d'aristocratie sioniste. Deux origines différentes pour un cheminement intellectuel commun, une volonté de débarrasser leur pays de ce qu'ils considéraient l'un et l'autre, sionistes, comme un « cancer » : l'occupation des territoires palestiniens depuis la guerre des Six Jours en 1967.

Aussitôt arrivé en Israël, je me précipitai à Arad, cette ville construite dans le Néguev où Amos Oz avait trouv ...

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