La guerre des poètes

La guerre des poètes

La flambée poétique de l'Occupation a incarné la résistance d'une voix dont les mots, les vers et les images chantaient « d'un coeur hardi » le retour de la « douce liberté ». Parmi ces poètes en guerre : Aragon, Paul Eluard, Pierre Jean Jouve, Pierre Emmanuel.

«J'écris ton nom/ Et par le pouvoir d'un mot/ Je recommence ma vie/ Je suis né pour te connaître/ Pour te nommer/ Liberté. » Qui ne connaît ce couplet décisif de Paul Eluard ? « J'écris ton nom Liberté » ne fut-il pas projeté sur écran géant en bordure des Champs-Elysées lors du cinquantenaire de la Libération ?

Durant la Deuxième Guerre mondiale, les Allemands avaient essayé de faire croire que la littérature française continuait. Face à cette intoxication, la France occupée a connu un intense regain poétique - deuxième caractéristique notable. Une ferveur même. Si les Drieu la Rochelle, les Brasillach, les Céline ont eu des faiblesses fatales pour l'idéologie nazie, les lettres françaises ont eu leur cortège d'écrivains résistants. De poètes plus que de romanciers et nouvellistes, car la Poésie rencontra un très large écho dans le public. Reine devant les autres genres littéraires, elle recruta tous azimuts. Aragon, Paul Eluard, Pierre Jean Jouve, Pierre Emmanuel forment le ...

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