La grande peste contemporaine

La grande peste contemporaine

PARIS (1er) Jusqu'au 12 juin

Nous l'avons laissée avec John Webster : une mise en scène magnifique, l'année dernière, de La Duchesse de Malfi. Revoici Anne-Laure Liégeois dans l'univers baroque du XVIIe siècle anglais, en 1665, à Londres, sur la fin de la grande peste et juste avant le grand incendie. Cette fois, cependant, le prisme est contemporain. Il s'agit d'un texte de Naomi Wallace, auteur très connue aux États-Unis, très jouée en Angleterre, éditée chez Théâtrales en France, et désormais une des rares femmes entrées au répertoire de la Comédie-Française (moins de quarante sur plus de mille auteurs). Naomi Wallace situe souvent ses pièces dans un passé historique dont elle ne tire aucun héros. Pour elle, les héros, ce sont les historiens : « Les meilleurs ne prêtent pas l'oreille aux maîtres et aux rois, mais ouvrent les tombes des déshérités et font parler les morts. » C'est ici, au lieu de la parole, que Naomi Wallace prend le relais des historiens et intervient. Maîtres ou serviteurs, ses per ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

Offrez un abonnement au Nouveau Magazine littéraire

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon