La grande barbarie

La grande barbarie

La Grèce antique n'est pas seulement ce jardin des délices où aimaient musarder les philosophes. C'est un monde où se déchaînèrent des brutalités inimaginables. De Homère à Thucydide, la littérature s'est faite le reflet de ces scènes de guerre.

La guerre perturbe notre vie quotidienne, comme elle a bouleversé tout notre vingtième siècle. Tous les jours nous voyons apparaître sur nos écrans ou entendons à la radio des récits où l'horreur le dispute à la terreur.

Les médias aujourd'hui nous font assister à des actes de barbarie au moment même où ils se produisent. On peut donc être tenté de se reporter aux époques bénies où n'existaient ni les armes de destruction massive, ni la poudre à canon, ni les armes automatiques. Européens, par conséquent fils de la Grèce antique, notre mère à tous, nous pouvons être poussés à nous réfugier dans ce jardin des délices que nos études classiques nous ont décrit avec ravissement. Il a existé, nous a-t-on raconté, un pays de rêve, sous un climat idyllique, où vivait une population éprise du beau et du bien, nourrie de philosophie, de poésie et de beaux discours. Hélas ! ce pays n'a jamais existé et n'est qu'un décor de théâtre dissimulant des réalités souvent abominables.

Le ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

Offrez un abonnement au Nouveau Magazine littéraire

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon