La Grèce in situ

La Grèce in situ

À travers les passions et « semences d'idées » de l'empereur Hadrien ou d'Électre, le XXe siècle dialogue avec l'Antiquité : une époque que Yourcenar explore de l'intérieur, pour en faire un lieu ouvert. Les mythes, revisités, y servent de porte d'entrée au moi.

Même si sa curiosité intellectuelle a porté Marguerite Yourcenar vers d'autres domaines, l'Antiquité grecque et romaine a joué pour elle un rôle essentiel, culture vivante avec laquelle elle est entrée très tôt en contact de manière libre, par la visite de musées ou de sites antiques, la lecture des auteurs anciens et l'apprentissage du latin et du grec, de son propre chef, avec son père. Elle partage le sentiment qu'elle prête à l'empereur Hadrien sur la langue grecque : « J'ai aimé cette langue pour sa flexibilité de corps bien en forme, sa richesse de vocabulaire où s'atteste à chaque mot le contact direct et varié des réalités, et parce que presque tout ce que les hommes ont dit de mieux a été dit en grec. »

Le mythe, un « admirable chèque en blanc »

C'est avant tout la Grèce qui l'intéresse Ses poèmes de jeunesse en montrent une vision stéréotypée qu'elle dénoncera. Cet idéal solaire est examiné avec une lucidité grandissante dans la biographie ...

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