La France en zones grises

La France en zones grises

À travers biographies et romans, l'écrivain sillonne depuis longtemps la France de l'Occupation.

on accuse, on trahit, on dénonce, on s'accommode du pire. De lettres anonymes en professions publiques de mauvaise foi, les périodes troubles de l'histoire sont propices aux débondements de pulsions haineuses qui hantent nombre de consciences. Biographe hors pair de Simenon, de Hergé, d'Albert Londres et de Gaston Gallimard, entre autres, Pierre Assouline est aussi un scrutateur fasciné de ce qu'il nomme, dans une préface aux accents intimes, les « zones grises ». La collection « Bouquins » a recueilli les biographies et les romans qu'il a consacrés aux années de collusion entre l'Allemagne nazie et l'État français.

Ce fort volume (près de 1 400 pages) s'ouvre sur un portrait complexe et subtil de Jean Jardin. Ce haut fonctionnaire fut, du printemps 1942 à octobre 1943, le directeur de cabinet de Pierre Laval. Homme rompu aux tortueux arcanes du régime de Vichy, il en gérait les fonds secrets. Dans le même temps, son adhésion opportune à la Résistance, le sauvetage de quelqu ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon