La force des vaincus

La force des vaincus

Dès lors qu'il a voulu mettre à exécution son projet, depuis longtemps concocté, l'Italien Carlo Jansiti s'est installé en France et a appris le français afin d'écrire son livre dans la langue que Violette Leduc 1907-1972 avait su si bien plier, parfois torturer, et toujours soumettre à l'évocation crue et lucide de ses fantasmes, de ses blessures, de ses amours et de la dure conquête de son statut d'écrivain.

Il paraît facile au premier abord de raconter la vie d'un être qui a créé son propre personnage en donnant l'illusion d'une totale sincérité. Violette Leduc a entièrement nourri ses livres de ses aveux les plus intimes, jusqu'à susciter le scandale, l'opprobre, la gêne, l'enthousiasme de quelques zélateurs puis un véritable engouement médiatique - pour elle trop tardivement exprimé. N'a-t-elle pas tout dit de son enfance de bâtarde, élevée par des femmes dans le mépris des hommes et la peur de la maternité ? N'a-t-elle pas sans cesse décrié son visage dont la laide ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon