La fête à neuneu

La fête à neuneu

Furent-ils les premiers soixante-huitards ?Les Shadoks ont été diffusés pour la première fois en avril 1968. Leur crétinerie abyssale fit l'effet d'une bombe.

il y a cinquante ans exactement, le dessin animé Les Shadoks faisait sa première apparition sur les écrans de télévision français. On n'avait jamais vu ni entendu une chose pareille. Le choc fut d'autant plus grand qu'il n'y avait alors que deux chaînes de télévision, toutes deux contrôlées par l'État. Les Shadoks ont bénéficié de ce contexte de rareté relative des images, alors qu'écrivant ceci je n'ai pas besoin de vous résumer le feuilleton ; en deux clics, vous pouvez en regarder d'innombrables épisodes. Si j'essaie de me souvenir ce qu'enfant j'en perçus, il me semble me rappeler que je trouvais la chose assez inquiétante ; peut-être surtout cette idée d'un travail dénué de sens (après tout, nonobstant la plus célèbre formule du feuilleton animé, selon laquelle « les Shadoks pompaient toujours », ils n'arrivaient pas à grand-chose). Mais je me méfie des reconstitutions de souvenirs, et je préfère considérer ce surgissement des Shadoks de la f ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

Offrez un abonnement au Nouveau Magazine littéraire

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon