La dernière danse

La dernière danse

New York, 28 novembre 1966. L'aéroport de La Guardia est envahi par les jets privés, les services de limousine sont débordés, les radios diffusent en boucle leurs éditions spéciales. Depuis la suite 437 du Plaza, Truman Capote contemple la foule des photographes et des badauds qui, malgré le froid et la pluie, s'assemble peu à peu devant l'hôtel. À dix heures devront arriver les premiers invités de son grand bal Black and White, celui que la postérité retiendra, ainsi qu'en témoigne Deborah Davis dans Party of the Century éd. John Wiley and Sons, 2006, non disponible en français, comme le bal du siècle.

Au faîte de sa gloire après le succès de De sang-froid, Capote a réuni là ses cinq cents amis les plus choisis, les hommes en smoking et masque noir, les femmes en habits et masque blancs, pour donner l'impression d'un échiquier vivant. Les pièces sont de qualité : Lauren Bacall danse avec Jerome Robbins, Henry Fonda croise Henry Ford, F ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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