La croix et la manière

La croix et la manière

Amélie Nothomb n'est certes pas une perdrix de cette rentrée. Depuis Hygiène de l'assassin, en 1992, elle publie un livre par an. Célébrée aux temps de Stupeur et tremblements, elle est aujourd'hui vue par toute une frange de la critique comme une malédiction saisonnière. Son lectorat, en revanche, ne lui a jamais fait défaut. Pourtant, si Amélie Nothomb a avancé, progressé, varié, elle n'a pas fondamentalement changé. Son dernier roman, Soif, témoigne du même humour cruel qu'à ses débuts : elle s'y glisse dans la tête du Christ condamné, qui subit, sidéré, les accusations des bénéficiaires de ses miracles. Comme le disait Céline, l'écrivain : « Les gens se vengent des services qu'on leur rend. » Quant à Amélie Nothomb, elle a toujours l'art de prendre ses propres plaisanteries au sérieux jusqu'à ce qu'elles tournent en roman : le premier rire passé, on se retrouve soudain dans la tête d u Christ. Et l'on découvre que ses pouvoirs viennent de la peau - l'é ...

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard