La course au bonheur

La course au bonheur

Amateur d'art, de voyages et de chevaux, Christophe Donner cherche, dans la vie et dans ses livres, à raccourcir quelque peu cette distance agaçante qui le rend spectateur de lui-même.

Que demander à un écrivain qui s'est acharné, livre après livre, à tout dire de sa famille, de ses amis, de ses amours ? En fait, Christophe Donner est un brouilleur de pistes. Même son nom en cache un autre : Christophe Quiniou un patronyme qu'il tient de son père ingénieur, son grand-père instituteur à Bourg-la-Reine et son arrière-grand-père marin à Brest signe ses premiers livres « Chris Donner » pour « crise de nerfs », puis reprend son prénom de Christophe le nom de résistant de son grand-père maternel, philosophe, mort au camp de Neuengamme, et choisit en 1997 le pseudonyme d'Hélène Laurens pour Le Voile, le Visage, l'Âme... Tout est réel, mais peut-être pas complètement vrai. Impeccablement rangé, l'appartement parisien qu'il partage avec sa femme s'éclaire de baies vitrées qui ne laissent rien dans l'ombre. Tout est à portée de regard et en même temps dissimulé.

L'élégance un peu voyou, petite veste cintrée, casquette vissée sur un crâne rasé ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

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