La connivence impensée

La connivence impensée

Tout comme le philosophe allemand, l'anthropologue a maintes fois dénoncé le saccage de la planète, en prônant un « réenracinement dynamique ».

L'oeuvre de Claude Lévi-Strauss a fait l'objet d'une lecture extrêmement rationaliste, telle que celle développée dans Les Cahiers d'études rationalistes ou les Cahiers pour l'analyse dans les années 1960. Une lecture qui n'a pas seulement enfermé l'anthropologue dans une compréhension hyper-rationaliste mais fait de lui une « vache sacrée ». Une consécration paradoxale : Tristes tropiques ou Race et histoire nous confrontent à un relativisme absolu qui met totalement en litige les lectures les plus rationalistes de sa pensée. En fait, toute son oeuvre - on l'a trop oublié - est largement une antipensée française.

Dans le vrai sens du mot, le relativisme désigne la capacité à mettre en relation des choses différentes et, comme Lévi-Strauss l'a appris de Wilhelm Dilthey et de Georg Simmel, à relativiser une culture par une autre. Le secret du relativisme, c'est que le « phatique » relativise le « pathique ». Ce n'est donc pas un hasard s'il a créé une oeuvre qui est une écosop ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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