La confession

La confession

Au coeur de l'été, un fils de notable est envoyé au village pour apprendre la vie. Il croise une jeune fille mise au ban de la communauté. L'auteur de Chanson douce se glisse dans la peau d'un violeur ordinaire.

je ne peux pas vous dire comment je m'appelle. Ni vous révéler le nom du village de campagne où cette histoire a eu lieu. Mon père y est un homme respecté et craint, et je ne voudrais pas lui porter ombrage. Il est né dans ces plaines fertiles, mais il a fait carrière à la ville, où il est devenu un notable qui porte des costumes et conduit une grosse voiture. L'été de mes 16 ans, il m'a envoyé « au bled » pour y apprendre la dure vie de la campagne, m'affermir l'âme et les muscles. « Je ne veux pas que tu ressembles à ces garçons désoeuvrés qui errent dans nos rues. Là-bas, tu vas apprendre à vivre. »

J'ai, de cet été-là, des souvenirs brumeux. Toutes les journées se ressemblaient, et je ne trouvais aucune distraction pour lutter contre mon ennui. Je proposais mon aide pour accomplir les travaux agricoles, mais personne n'osait m'imposer ces tâches ingrates, moi qui étais le fils d'un juge et qui avais de si petits bras. Les autres adolescents du village me tenaien ...

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« La Filiale »,Sergueï Dovlatov, traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs (éd. La Baconnière)

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