La conférence de Wannsee

La conférence de Wannsee

Quand l'un des meilleurs historiens du IIIe Reich, après avoir étudié les parcours de Himmler, de Goebbels, puis de Hitler, porte son regard de biographe sur l'évènement qui organisa le génocide des Juifs, que voit-il ? D'abord, que ce moment décisif ne décide pas de ce qu'on croit : « le génocide battait déjà son plein », car il avait commencé « de façon non coordonnée, non contrôlée, à l'initiative d'instances subalternes ». Ensuite, qu'il s'agissait bel et bien de répondre à une crise de la « politique juive » du régime, car les déboires du front russe empêchaient d'organiser leur déportation vers l'Est. Pour comprendre comment s'est formulée la décision du génocide, il faut tenir compte autant des structures que des idées (qui envisageaient depuis longtemps des morts en masse) et des rapports humains. Peter Longerich donne la mesure de ce que peut faire un historien de sa trempe, confronté à un document tel que le « protocole » de la conférence : il dépasse les mythes en combina ...

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon