La concorde cocardière

La concorde cocardière

L'écrivain et le musicien désiraient tous deux exalter, perpétuer et reformuler ce qu'ils considéraient comme le génie français, particulièrement dans ses expressions les plus populaires.

Francis Poulenc (1899-1963) est né au bon moment au bon endroit. Avoir 20 ans dans les Années folles, connaître le Tout-Paris et fréquenter les peintres et les poètes, c'est un rêve éveillé. Rencontrer à ce moment-là Cocteau, c'est un bienfait divin. Son extraordinaire talent d'organisateur et de publiciste est une aubaine pour un jeune homme à peine sorti de l'adolescence. Si leur collaboration n'aboutit dans un premier temps qu'à un nombre très limité d'oeuvres, l'influence, la dynamique que Cocteau sait imprimer au groupe de jeunes musiciens gravitant autour de lui est décisive pour Poulenc. Grâce à l'invention du Groupe des Six, grâce à l'incessante activité de Cocteau - qui organise concerts, soirées et spectacles, règne dans les salons, invente un bar à la mode, se fait éditeur -, Poulenc se voit propulsé sur le devant de la scène. Par ailleurs, Cocteau lui permet de se dégager du debussysme, en prônant une esthétique musicale inspirée de l'exemple de Satie et de Picasso où rè ...

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard