La comtesse de Monte-Cristo

La comtesse de Monte-Cristo

La suite d'Au revoir là-haut transporte Madeleine et sa famille au coeur des années 1930.

Transformer Madeleine Péricourt, l'attachante fille de banquier d'Au revoir là-haut, en Edmond Dantès à jupon ourdissant les pires vengeances contre ceux qui ont attenté à la vie de son fils et à sa fortune, il fallait oser. Mais Pierre Lemaitre le sait : c'est souvent dans les vieux mythes que se cuisinent les meilleures intrigues. Et les personnages littéraires ne paraissent jamais aussi vivants que lorsqu'ils obligent le lecteur à reconsidérer l'image qu'il s'en est fabriquée.

Dans Couleurs de l'incendie, l'auteur rhabille quelques-unes des figures parvenues intactes au bout de son prix Goncourt et les jette dans les années 1930. On y retrouve donc la famille Péricourt amoindrie par la mort du père - le roman s'ouvre sur son enterrement - et cernée de charognards : l'oncle Charles, député incapable, mais qui se découvrira une cause en cours d'intrigue. Le précepteur André, amant de Madeleine, qui rêve de célébrité journalistique. Et surtout Joubert, le f ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon