Au XXIe siècle, quelles formes de résistance ?

Au XXIe siècle, quelles formes de résistance ?

Autrefois, la Résistance avec un grand R, c'était la lutte contre l'occupant, contre l'Allemagne nazie, au côté des Britanniques et du grand frère américain. Si j'en crois les récits de mon enfance, c'était plutôt dangereux, pour ne pas dire mortel et, quoi qu'en dise la mythologie gaullienne, pas toujours bien réparti sur l'ensemble d'une population qui comptait une bonne part de collabos et de trouillards. Ma mère, qui avait 18 ans en 1943, était infirmière dans un grand hôpital psychiatrique, une « colonie » comme on disait à l'époque, en pleine campagne berrichonne. Plusieurs fois par semaine, la nuit, elle accompagnait les médecins qui allaient, avec un pauvre brancard monté sur roues, chercher les blessés de la Résistance, souvent des Britanniques. Ils tombaient parfois sur des patrouilles allemandes, et c'était dangereux, on risquait sa peau, mais, pour eux, ça allait de soi, il fallait y aller, et, quand les Américains entrèrent dans le jeu, il était évident à leurs yeux qu' ...

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon