La chronique cinéma

La chronique cinéma

le Chinois Bi Gan, même pas 30 ans, a été révélé avec Kaili Blues (2015) : un road-movie fauché à la grâce herbeuse et humide, notamment dans un très long plan-séquence, se déployant comme un lierre. Son deuxième film, Un grand voyage vers la nuit, est un cirque spirite : il peut lasser, agacer, il peut aussi transir et emporter. C'est un film plié en deux. Premier volet : un train fantôme. Un homme taciturne cherche à retrouver une ancienne amante. Présent de la recherche et réminiscences se brouillent vite, dans une esthétique mêlant eau omniprésente, couleurs profondes, lumières de néon, et gravité vintage à la Wong Kar-wai. Beaucoup de virtuosité, beaucoup de poses aussi. Second volet : un grand-huit somnambulique. Le héros va tuer le temps au cinéma et enfile une paire de lunettes 3D - ce qu'on est aussi invité à faire. Nous enfonçons-nous dans les rêves du spectateur assoupi ? Bi Gan relève le gant du plan-séquence (1 h 10 cette fois !), pl ...

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► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon