John Steinbeck : la cause du peuple

John Steinbeck : la cause du peuple

Le club des Nobel

Tous trois couronnés par l'Académie suédoise, Ernest Hemingway, William Faulkner et John Steinbeck ont soufflé un vent nouveau sur la littérature américaine.

Comme la photographe Dorothea Lange, l'écrivain John Steinbeck a donné des visages à la crise de 1929 : ceux de la famille Joad, qui fuit l'Oklahoma misérable entassée dans un camion déglingué, destination la Californie et ses vergers, où elle connaîtra les horreurs des « Hoovervilles », et une forme inédite d'exploitation. Rien d'imaginaire dans Les Raisins de la colère : Steinbeck connaissait bien ces migrants, pour avoir rédigé des reportages sur eux et avoir vécu le même genre de vie.

Jeune, Steinbeck a exercé mille métiers manuels dans cette Californie où il naquit en 1902. Il a aussi fréquenté l'université, dont il est sorti sans diplôme - il refusait d'étudier ce qui ne l'intéressait pas. Et ceux qui le considèrent aujourd'hui comme un écrivain mineur - il est si facile à lire ! - oublient la singularité de ses romans, où s'associent ses expériences de journalier et sa culture de grand lecteur. Ainsi Des souris et des hommes, paru en 1937. Côté face, ...

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À lire :Divers, Pierre Guyotat, éd. Les Belles lettres, 496 p., 27 E.