La Bonne

La Bonne

Histoire sèche et charnelle en même temps, La Bonne démonte les mécanismes d'une inversion de rapport. Madame rêvait de servir et sa servante de dominer, à la fois patronne de la patronne et maîtresse du mari. A ce jeu de rôle on se prend trop avant, parfois. Sarah, n'ayant à la fin de ses études supérieures aucune envie d'enseigner, s'est « placée », empruntant roidement le chemin dangereux des passions séparatrices. En fait Isabelle Marie romance ici le problème des identités substituées, sans montrer le bout du nez - ou si peu - de la psychanalyste qu'elle fut. Sa prose, incisive et minimaliste, suggère fortement, d'où une efficacité redoutable, et plutôt brûlante. Finalement, l'auteur avertit, attention danger ! A soi de deviner lequel est le plus prégnant, celui du sexe ou celui du pouvoir ! Un roman dérangeant en diable.

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé